LIVE REPPORT Barbeuk Metal Fest IV

 

Un festival à taille humaine

 

Le Barbeuk Metal Fest IV s’est tenu les 21 et 22 août 2026 à Champtoceaux, près d’Oudon. Sa programmation, particulièrement riche, proposait deux ambiances distinctes : le vendredi était consacré principalement au hard rock et heavy metal, tandis que le samedi faisait la part belle au thrash et au death metal.

Avec une capacité d’environ 1 200 à 1 300 personnes, le festival reste un événement à taille humaine. Pour cette quatrième édition, il a pourtant affiché complet avant même son ouverture, une première en quatre ans. Ce succès, obtenu malgré une médiatisation limitée, témoigne de sa bonne réputation, de ses tarifs accessibles et de l’efficacité du bouche-à-oreille.

  • Pass deux jours : 67 €

  • Pass une journée : 35 € ou 45 €

  • Programmation : 14 groupes

Cette dimension modeste constitue l’un de ses principaux atouts. Loin de l’affluence des grands rendez-vous comme le Hellfest, où la circulation peut devenir difficile, le site offre ici suffisamment d’espace pour se déplacer et profiter des concerts sans se sentir à l’étroit. Le festival ne dispose que d’une seule scène : il faut donc compter environ trente minutes d’attente entre les groupes, mais ce rythme reste agréable et ne nuit pas à l’expérience.

Une programmation propice aux découvertes

 

Le Barbeuk Metal Fest met à l’honneur des groupes locaux comme des formations internationales. Cette diversité permet de découvrir des artistes encore peu connus, tout en profitant de deux têtes d’affiche, une par soirée :

  • Vendredi : Grave Digger, groupe allemand de power metal formé au début des années 1980.

  • Samedi : Suicidal Angels, groupe grec formé en 2001.

Nous reviendrons plus loin sur le reste de la programmation.

Une organisation simple, locale et efficace

 

L’organisation ne cherche pas le spectaculaire, mais elle se révèle particulièrement bien pensée. Le festival privilégie autant que possible les acteurs locaux pour les boissons, la restauration, les exposants et l’artisanat.

  • Pas de citerne industrielle pour l’approvisionnement en bière.

  • Très peu d’attente pour manger ou boire un verre.

  • Une zone de concert suffisamment vaste pour accueillir bien davantage de public, tout en laissant à chacun de l’espace.

Comme la jauge est limitée, l’adresse précise du site n’est communiquée qu’aux détenteurs d’un billet. Cette précaution judicieuse évite la présence de curieux et contribue à préserver la tranquillité de l’événement.

Un accueil particulièrement soigné pour la presse et les photographes

 

L’accueil réservé à la presse et aux photographes, toujours aussi chaleureux, s’améliore à chaque édition. Celui de la troisième édition était déjà mémorable, dans le meilleur sens du terme, cette année, l’organisation est allée encore un peu plus loin.

Le coin VIP n’a que peu évolué comparer aux éditions précédentes en terme d’espace, en 2025 il était mis à disposition un baby-foot, cette année c’était un billard, on s’y sent un peu comme à la maison avec les copains.

Dans les grands festivals comme le Hellfest ou le Motocultor, le pass photo donne généralement accès au site et à l’espace VIP. Le Barbeuk se distingue en offrant également boissons et restauration, dans la limite du raisonnable. Pour toute consommation supplémentaire, les photographes utilisent les mêmes services que les autres festivaliers, sans aucune difficulté.

FENRIS

On commence tout doucement avec les Nantais de FENRIS,

Bien que je n’eusse jamais vu le groupe en live, je le connaissais par l’intermédiaire de son ex-bassiste, qui me l’avait fait découvrir. J’avais cependant toujours refusé de me déplacer pour le voir, en cause : la qualité du chant. En effet, dès que le chanteur voulait monter dans les aigus sans en avoir véritablement les capacités, le résultat devenait difficile à écouter. Mais ça, c’était avant. Il a apparemment compris que l’entêtement ne servait à rien et qu’il valait mieux rester dans un registre adapté à sa voix. En d’autres termes, la prestation du groupe fut une très belle surprise. Mieux encore, elle donne envie de les revoir à l’avenir.

STAR RIDER

Ensuite c’est au tour des Grenoblois de STAR RIDER de nous offrir un excellent show. Bien que le groupe soit catalogué Heavy Metal, sa musique et sa sonorité se rapprochent davantage du Rock’n’roll. Le chanteur possède un timbre de voix qui n’est pas sans rappeler celui d’un groupe légendaire de chez nous : VULCAIN. Cette similitude apporte d’ailleurs une touche familière et particulièrement agréable à l’écoute.

En troisième position, Nantais de TSAR, bien que je ne sois pas très sensible au Metal Prog, j’avoue, ont mis une sacrée ambiance sur scène. Leur show est taillé pour la scène. Il vaut mieux les voir en live, l’expérience et l’énergie que le groupe dégage n’est pas la même qu’en vidéo.

En troisième position, Nantais de TSAR, bien que je ne sois pas très sensible au Metal Prog, j’avoue, ont mis une sacrée ambiance sur scène. Leur show est taillé pour la scène. Il vaut mieux les voir en live, l’expérience et l’énergie que le groupe dégage n’est pas la même qu’en vidéo.

Liv Sin

La suite de la soirée continue avec les Suédois de Liv Sin.

Je n’avais jamais vu ni entendu ce groupe mené par une chanteuse, la claque fut magistrale tant scénique que musicale. Le groupe a une telle prestance sur scène qu’il est difficile de ne pas apprécier le show, du très grand art. J’avoue que j’en aurais bien repris une dose, j’espère que je pourrais les revoir sur scène s’il repasse dans le coin.

FURY

On continue avec les Anglais de FURY.
Là, clairement, on ne joue pas dans la même cour. Le groupe dégage une telle énergie sur scène qu’il est difficile de passer à côté de sa prestation. Présent sur de nombreux festivals actuellement, je voulais absolument les voir afin de constater ce qu’ils donnaient en live. Et clairement, c’est une très, très grosse claque.

La chanteuse, Nyah Ifill, possède une telle puissance vocale et une présence scénique impressionnante qu’il est difficile de ne pas succomber à son charme artistique. La prestation paraît bien trop courte même avec un show d’une heure,

GRAVE DIGGER

On termine cette première journée avec les vétérans Allemands de GRAVE DIGGER qui affichent désormais 46 ans de carrière au compteur, ce qui force le respect. Bien que je les aie déjà vus sur scène, c’est toujours avec un grand plaisir que j’en reprends une bonne dose. Chris Boltendahl (chant), aujourd’hui âgé de 64 ans, tient encore parfaitement la route. Néanmoins, il est sans doute plus proche de la fin de carrière que de ses débuts et, comme on ne sait jamais si l’on aura l’occasion de les revoir prochainement, mieux valait en profiter. Ce qui fut fait.

Cette première journée du Barbeuk était consacrée au Hard Rock et au Heavy Metal. Pour ma part, cela m’a permis de découvrir certains groupes, mais aussi de renouer avec ce que j’écoutais durant mon adolescence. Quoi qu’il en soit, ce fut une très belle entrée en matière pour le festival.

Samedi 2ème jour

MALKAVIAN

Deuxième jour du Barbeuk Metal Fest IV. Cette nouvelle journée est davantage axée sur le Thrash Metal et le Death Metal.

On commence la seconde journée avec les Nantais de MALKAVIAN, et leur Metal alternatif. Bien que peu sensible à ce genre de Metal, j’avoue avoir eu le plaisir de la découverte : un bon son et une très bonne performance sur scène, Je n’écouterais pas à longueur de journée, mais les revoir ne serait pas désagréable.

HIDDEN INTENT

On poursuit avec les Australien d’HIDDEN INTENT, les thrasher ne sont pas là pour faire dans la dentelle, et c’est très bien. Les australiens n’ont pas fait de cadeaux. C’est puissant, brutal. Et le public en redemande. Musicalement il n’y a rien à redire, sauf peut être que comme toujours c’était un peu court même avec 70mn de set. Clairement c’est un groupe à revoir et à suivre. Sur scène, on en prend plein les yeux et le oreilles. Leur show est bien fait, peu de temps mort, autrement dit, 1h10 de pure folie.

DEATH DECLINE

Ca continue avec les Dijonnais de DEATH DECLINE, groupe que j’ai déjà eu le plaisir de voir sur scène. leur Thrash/Death est toujours plaisant à écouter. Sur scène, ça donne un gros son, un show toujours impeccable, pas de chichis, ils sont là pour envoyer du lourd, voire du très lourd. Bref, encore une très bonne prestation de la bande.

CAGE FIGHT

On poursuit avec les Anglais de CAGE FIGHT, et la non moins charmante Rachel Aspe qui officie en tant que chanteuse. Bien que je ne sois pas spécialement fan de leur Metal Core, la chanteuse sait attirer les regards et se poser devant les photographes présents. on ne va pas se mentir, sa présence scénique est incontestable. Musicalement ça envoie de lourd, c’est agréable de les voir sur scène, mais ça reste du Metal Core.

HEART ATTACK

Suivent nos compatriotes de HEART ATTACK, groupe déjà vu à multiple reprises. Leur Thrash est loin d’être mauvais, les précédentes fois, il ne m’avais pas franchement convaincu, Mais ici , ils ont été très bons, nettement au-dessus de leur passage au HF notamment. Là, clairement j’aurais voulu que cela dure plus longtemps.

MORTAL SIN

Puis arrivent les Australiens de MORTAL SIN.Musicalement intéressant, le groupe nous délivre un bon Thrash Metal à la sauce kangourou. Je ne les connaissait absolument pas et, ce malgré leur longue existence (depuis 1985).

Le chanteur ne restant pas très longtemps à la même place, il est assez difficile de lui tirer le portrait. Vivement qu’ils reviennent sur Nantes j’irais les revoir, histoire d’approfondir un peu plus.

SHIZOPHRENIA

L’avant dernier groupe à passer sur scène est les Belges de SHIZOPHRENIA, ils nous délivrent un Death/Thrash très efficace et bien taillé pour la scène. C’est la première fois que j’assiste à leur set et pourtant ils ont déjà 10 ans d’existence, mais je ne les avais encore jamais vu.

SUICIDAL ANGEL

On termine le festival avec la tête d’affiche du jour, les Grecs de SUICIDAL ANGEL. Après les avoir vus plusieurs fois , pas de baisse de régime en live, Pas de bla-bla, le groupe n’est pas là pour discourir comme certains pourrait être tentés de faire, ou, comme le font certains groupes que je ne citerais pas.Pour une fin de festival, c’est une fin, 1H15mn de show ou le public en prend plein la vue et les oreilles, l’ambiance est excellente, le public à l’air d’être satisfait, encore un groupe à voir sans modération.

 

Conclusions.

 

Le Barbeuk Metal Fest est de loin le meilleur festival en termes d’accueil et d’organisation, en effet je n’ai encore jamais vu de festival être aussi accueillant pour les photographes, certes, comparé à ses grand frère le Hellfest open air ou le Motocultor, il est tout petit, mais, même chez les grands, les photographes ne sont pas logés à la même enseigne, Ici, inutile de se presser, nous avons (si on le désire) la totalité du concert pour effectuer notre travail, pas comme les gros fests ou nous avons 5 minutes, voir moins pour prendre les photos, gros avantage. monde.

Lors des trois éditions auxquelles j’ai participé (2ème, 3ème et 4ème), le public était là. Mais cette année pour la 4ème, bonne nouvelle,  le festival affichait complet bien avant son démarrage, Une belle récompense pour les organisateurs ! C’est une belle reconnaissance de leur travail, qui les conforte dans leurs choix et leur organisation.

Le  fait que le festival reste à taille humaine, avec une jauge de 1 200 à 1 300 festivaliers (tout de même), permet de mieux maîtriser les coûts. Le terrain sur lequel se déroule le festival n’appartient pas à l’organisation : il est loué ou mis à disposition par un ou plusieurs agriculteurs. Pas de recherche d’optimisation à tout prix du moindre mètre carré. Du monde oui, mais pas de sensation de foule.

Les tarifs restent accessibles à toutes les bourses. Leur démarche consiste à privilégier la convivialité et valorise autant que possible les produits et les acteurs locaux. Une façon de faire qui permet à de nombreux acteurs de l’économie locale de profiter, eux aussi, des retombées du festival.

2027 sera toutefois une année sans Barbeuk Metal Fest. Les organisateurs ont en effet décidé de faire une pause d’un an avant de revenir en 2028. Un choix qui, espérons-le, leur permettra de revenir encore plus motivés pour la suite de cette belle aventure !